L’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) a réagi à l’affaire judiciaire impliquant Aliou Top, directeur de Sunugal24, qui sera jugé ce mercredi 19 mars 2025 en flagrant délit par le Tribunal hors classe de Dakar. Interpellé suite à une plainte du Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale pour des propos jugés « ethnicistes » et offensants envers la communauté Hal Pulaar, le journaliste suscite un débat sur la liberté d’expression et la responsabilité médiatique.
L’APPEL souligne qu’Aliou Top a agi dès qu’il a été informé des accusations : il a supprimé le contenu incriminé et présenté des excuses publiques aux dignitaires de la communauté, démontrant ainsi sa bonne foi. « L’erreur est humaine. Il s’agit d’un dérapage verbal », défend l’association, rappelant que les normes professionnelles imposent aux journalistes, notamment en ligne, de retirer immédiatement tout contenu erroné ou préjudiciable dès qu’ils en sont alertés. « Cette procédure a été respectée à la lettre dans ce cas », insiste-t-elle.
Malgré une tentative de médiation infructueuse, l’APPEL en appelle à la clémence du Tribunal. Elle met en avant les regrets exprimés par le prévenu et son mea culpa public, plaidant pour une issue clémente. Dans le même souffle, l’association interpelle les professionnels des médias – éditeurs, journalistes, techniciens, chroniqueurs – pour qu’ils fassent preuve de davantage de vigilance. « Il est crucial d’éviter tout propos ou contenu susceptible de diviser, de heurter ou de menacer l’unité nationale », martèle-t-elle.
Enfin, l’APPEL sollicite la bienveillance du procureur et du Tribunal, espérant une décision équitable qui tienne compte du contexte et des démarches entreprises par Aliou Top pour réparer son erreur.