Cinq copains, dont 3 mineurs qui se sont relayés sur une domestique mineure, arrêtés.

Domestique établie au village de Djimbé, frontalier avec le Mali, la jeune D.D., environ 16 ans, a été victime d’un viol collectif, savamment ourdi par une bande de 5 copains, dont 3 mineurs. Ce fait de mœurs qui a eu lieu au village de Fégui, frontalier avec le Mali, n’est pas resté impuni. Ses auteurs présumés ont tous atterri en prison.
Crapuleux ! Ignominieux !…, les qualificatifs n’ont pas fait défaut aux villageois de Djimbé, Fégui et environs, pour caractériser les agissements d’une bande de cinq jeunes, parmi lesquels figurent trois mineurs. Après avoir planifié de se relayer sur la jeune domestique, D.D. (16 ans environ), les jeunes hommes vont lui poser un guet-apens, avant de s’acharner sur la mineure originaire du Mali, abusée à souhait. Un acte ignoble qui ne restera pas impuni. Les mis en cause ont tous été arrêtés et envoyés en prison. Selon nos sources, les jeunes mis en cause que sont Ibrahima Coulibaly (21 ans) – Aliou Sow (20 ans) – M. K. alias Dialèle (17 ans environ) – S.D. (17 ans) – K. S. (13 ans), sont tous des manœuvres originaires du Mali voisin. Ils ont été retenus dans les liens de la détention, pour association de malfaiteurs et viol collectif sur une mineure. Le coup de filet qui a perdu les cinq jeunes Maliens, est parti d’une dénonciation des blouses blanches du poste de santé de Djimbé, informant du sort d’une patiente qui serait victime de viol. Exploitant l’affaire, les gendarmes procèdent à l’audition de la mineure, D.D. En larmes, la domestique malienne restitue dans les moindres détails, le film de sa mésaventure et balance les noms de ses «bourreaux». Aux enquêteurs, D.D., déclare que la veille des faits, aux environs de 20 heures, elle revenait du village de Fégui (département de Bakel), où elle s’était rendue pour effectuer quelques achats. C’est alors qu’elle a été interpellée par les cinq mis en cause, qui l’ont interceptée aux abords du cimetière de ce village. A l’en croire, ces derniers l’ont maîtrisée, bâillonnée. Puis, quatre éléments de la bande lui ont tenu les bras et les jambes, donnant l’opportunité au cinquième d’assouvir sa libido. «C’est ainsi qu’ils se sont relayés sur moi», révèle-t-elle, ajoutant qu’au terme de leur forfait, ces jeunes l’ont abandonnée sur place.
Le lendemain, alors qu’elle ressentait de fortes douleurs aux parties génitales, elle s’est confiée à une amie qui l’a orientée vers la structure sanitaire, où l’examen médical a conclu à «une défloration de l’hymen d’allure ancienne, avec des signes traumatiques vulvo-vaginaux récents et présence de sperme intra vaginal.» Arrêté et entendu, l’un des mis en cause, Ibrahima Coulibaly, révèle que la victime, D.D, originaire du même village malien qu’eux, avait refusé les avances de leur ami, Mamadou Konaté, et accepté de s’amouracher avec un garçon du village voisin de Fégui. Ils ont alors ourdi un plan pour lui régler son compte. C’est ainsi qu’ils lui ont tendu un guet-apens au moment où celle-ci revenait de Fégui, vers minuit. A l’en croire, «c’est M.K. qui l’a interpellée en premier, en lui demandant pourquoi elle ne voulait pas rompre avec son copain de Fégui. L’instant d’après, il lui a arraché son pagne. Puis, Aliou Sow lui a ôté son slip et l’a jetée au sol. C’est alors que le reste du groupe a maîtrisé la victime qui sera violée à tour de rôle», révèle, I. Coulibaly qui précise qu’après leur forfait, ils ont raccompagné D.D. chez elle. Aliou Sow fera siennes les déclarations de Coulibaly. Quant à M.K., il présentera D.D. comme sa copine, avant d’avouer avoir demandé à ses amis d’organiser le guet-apens. S.D. et K.S. vont dire la même chose. Cherchant à écarter la thèse du viol, ils diront que M.K. avait menacé D.D. de la filmer toute nue et d’envoyer la vidéo à son frère. Prise de panique, ils indiquent que la mineure a accepté d’entretenir des rapports sexuels avec eux. Après l’ouverture de la procédure d’information, les cinq mis en cause qui vont brandir le consentement de la victime qui doutait de leur virilité, seront à nouveau chargés par celle-ci. D. D dira que S.D. ne l’a pas violée. A l’issue de l’information, M.K., K.S. et S.D., tous des mineurs, ont été renvoyés devant le tribunal pour enfants. Par contre, les majeurs du groupe, I. Coulibaly et A. Sow, ont été renvoyés devant la Chambre criminelle de Tamba, pour viol collectif. A la barre de la chambre criminelle, ils ont tenté de nier les faits. Me Amadou Lady Bâ et ses confrères ont attaqué la procédure, indiquant que toute la bande est mineure, avant de solliciter l’incompétence de la chambre qui a suspendu la séance pour délibération. Le Président de la chambre a renvoyé l’affaire au 23 décembre prochain pour la production des actes de naissance des accusés.

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