Cyberinfluenceur

Ça se dit journalistes, mais ils peuvent mener une belle concurrence à notre Madame Soleil tropicale, Selbe Ndom. Ils vous sortent des divinations qui, bien évidemment, ne se réalisent jamais. Esquissent un avenir fait de brouillards avec fortes insinuations. Des élucubrations sorties de leur esprit fertile. Ils voient partout des signes de dissonances, créent des déchirures, font s’opposer des acteurs politiques avec une telle assurance qu’on leur donnerait le Bon Dieu sans confession. Ils s’invitent partout et nulle part. Et particulièrement sur les réseaux sociaux où leurs doctes avis sont souvent vigoureusement commentés. Ils se disent bien suivis pour leurs âneries qu’ils débitent à longueur de journée.

La faute à des répondeurs qui donnent du crédit à leurs assertions d’une effarante vacuité. Bien entendu, toutes ces personnes ne sont pas des hâbleurs. Y en a chez qui on devine du bon sens. D’autres sont en revanche dans les règlements de comptes, s’ils ne dessinent pas leurs propres bulles qu’ils veulent imposer aux autres. Et gare à ceux qui leur apporteraient la contradiction. La démocratie qu’ils convoquent pour nous imposer leurs raisonnements, ils semblent s’en f… dès lors qu’elle doit s’appliquer à d’autres.

Ils ont toujours raison sur tout le monde et ne se trompent jamais dans leurs élucubrations. Pendant qu’ils créaient une déchirure ou une guerre de leadership entre des acteurs de la politique, ces derniers étaient en conclave pour réaliser l’unité. Ces bluffeurs croient même aux platitudes d’une presse qui se dit pourtant sérieuse. Un cyberinfluenceur, qui serait payé au prix fort par le Chef, aurait détaillé à ce dernier, l’implication de 9.000 comptes Twitter d’origine saoudienne dans les soulèvements populaires de mars dernier qui s’étaient joués en partie sur les réseaux sociaux. Et c’est Jeune Afrique qui l’écrit. Sans blague ! On aimerait bien savoir combien ce veinard de Lotfi Bel Hadji, le cyberinfluenceur, a facturé ses services au Chef.

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