Joe Biden et Kamala Harris promettent de défendre le droit à l’avortement.

Le président américain Joe Biden et sa vice-présidente, Kamala Harris, ont promis samedi d’utiliser tous les moyens à leur disposition pour défendre le droit à l’avortement, dont l’avenir est suspendu à une décision de la Cour suprême.

«C’est un droit qui, selon nous, devrait être inscrit dans la loi, et nous nous engageons à le défendre avec tous les outils dont nous disposons», ont-ils ajouté.

Sans utiliser le terme avortement dans leur communiqué, ce qui n’a pas manqué d’être relevé par certains militants pro-IVG, le président et sa vice-présidente se sont alarmés des tentatives de «restreindre l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive», notamment au Texas, dans le Mississippi et d’autres Etats.

Plusieurs Etats ont lancé l’offensive

Le droit à l’avortement aux Etats-Unis – qui n’est pas garanti par une loi fédérale – repose sur l’arrêt de la Cour suprême «Roe v. Wade». La haute cour y a estimé que la Constitution garantissait le droit des femmes à avorter. Elle a confirmé en 1992 ce droit tant que le fœtus n’est pas viable, soit vers 22 à 24 semaines de grossesse.

Mais forts du changement des équilibres à la Cour suprême, désormais dominée par des juges conservateurs, plusieurs Etats comme le Texas ont lancé l’offensive, adoptant des lois restrictives dont certaines en contradiction avec la jurisprudence afin de fournir à la haute cour une occasion de revenir sur le sujet.

Vendredi, des milliers d’Américains opposés à l’avortement se sont rassemblés à Washington dans une ambiance optimiste, convaincus que la Cour suprême va bientôt revenir en arrière sur «Roe v. Wade».

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