Association de malfaiteurs : pour rendre son mariage inoubliable, la prostituée et ses 3 complices…

Le mariage de M. Sakho risque de tomber purement et simplement à l’eau. Du moins, à en croire Rewmi Quotidien.

Poursuivie pour vol en réunion et association de malfaiteurs, la fille de joie, qui devait se marier le 24 décembre prochain, séjourne actuellement en prison ainsi que ses trois acolytes.

C’est dans la matinée du 11 décembre dernier, que M. Sakho et M. Doucouré se sont rendues dans la boutique de M. Ndiaye, sise à Dieuppeul, pour perpétrer leur sale besogne. Sur place, elles feignent d’acheter des foulards.

Pendant que le commerçant s’attelait à leur montrer les différentes couleurs, A. Bangoura et F. Keïta les rejoignent, puis subtilisent chacune trois pièces de tissu brodé.

Après leur départ, la victime constate la disparition de sa marchandise et se lance à leurs trousses.

Arrivé à hauteur du taxi qu’elles avaient affrété, M. Ndiaye hèle le chauffeur et lui dit que ses clientes venaient de commettre un larcin dans son magasin.

Avec l’aide du taximan et des passants, les quatre complices seront alpaguées et conduites au commissariat de Dieuppeul.

Face aux enquêteurs, les mises en cause se mettent à table et revisitent les faits dans les moindres détails.

« A. Bangoura et F. Keïta avaient caché les tissus sous leurs grands boubous avant de sortir de la boutique. Quelques minutes plus tard, nous les avons rejoints dans le taxi qu’elles avaient déjà pris. Nous avons parcouru un petit trajet avant de nous faire rattraper par la partie civile », explique la ressortissante malienne, M. Sakho, qui comptait sur le butin pour se mettre sur son 31 le jour de son mariage.

Née en 1995, sa compatriote M. Doucouré avance un autre mobile. « Je suis atteinte de deux maladies. J’ai été opérée à deux reprises pour un problème de ventre. En plus de cela, je souffre d’une douleur atroce à la hanche. Je suis venue à Dakar pour me faire opérer. Nous avons commis le vol pour pouvoir payer cette intervention chirurgicale », s’est-elle justifiée.

Des allégations corroborées par A. Bangoura et F. Keïta. « Nous voulons sauver M. Doucouré qui souffre d’un cancer », confie Bangoura, née en 1988 à Guinée Conakry.

Au terme de leur durée légale de garde à vue, les quatre voleuses présumées ont été placées sous mandat de dépôt suite à leur déferrement au parquet.

Sauf renvoi, elles seront toutes jugées par le tribunal des flagrants délits de Dakar demain mercredi 22 décembre

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