Le Maroc veut lancer deux nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse.

Le Royaume cherche cinq milliards d’euros pour financer la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) Marrakech-Agadir et autant pour prolonger l’actuel LGV Tanger-Casablanca.

Le Maroc veut maintenir le cap de la grande vitesse ferroviaire. Le gouvervement cherche les financements pour lancer deux nouvelles lignes à grande vitesse (LGV). La première doit relier Marrakech à Agadir avec pour objectif de rapprocher les provinces du sud. Le deuxième projet vise à prolonger jusqu’à Marrakech l’actuelle LGV Tanger-Kénitra-Casablanca.

Les autorités marocaines ont fait de ces projets ferroviaires une priorité, a affirmé le ministre du Transport et de la Logistique le 18 janvier 2022 devant le Parlement. Mohamed Abdeljalil a précisé que cela nécessitait un investissement global de près de 100 milliards de dirhams, soit environ 10 milliards d’euros. Une somme colossale nécessitant possiblement « un partenariat public et privé », a-t-il souligné.

Un groupe chinois sur les rangs

Pour la construction de ce gigantesque chantier, la France pourrait mettre la main à la poche comme elle l’avait déjà fait pour le train reliant Tanger à Casablanca inauguré en novembre 2018. A défaut d’une aide ou d’un prêt important, le Maroc pourrait se tourner vers la Chine qui, à plusieurs reprises, s’est dite prête à contribuer au projet. En contrepartie, le Royaume devrait faire le choix du matériel roulant chinois. Le groupe public chinois Zhong Neng Xuan Zong Industrial a déjà manifesté son intérêt pour le projet de la ligne grande vitesse Marrakech-Agadir.

Les études techniques ont été réalisées et une vingtaine d’hectares ont d’ores et déjà été rachetés par l’Office national des Chemins de fer (l’ONCF) pour construire la future gare d’Agadir. Cette voie ferrée Marrakech-Agadir sera longue de plus de 230 kilomètres et s’inscrit dans « la perspective d’une extension ultérieure au reste des provinces du sud », avait déclaré le roi Mohammed VI, le 6 novembre 2019, à l’occasion du 44e anniversaire de la Marche verte. Une claire volonté politique de mieux se projeter vers le Sud marocain. Cette LGV devrait contribuer au désenclavement des régions sahariennes et à leur essor économique et touristique.

Prolonger l’actuelle LGV

Les autorités marocaines travaillent également sur un projet visant à prolonger jusqu’à Marrakech, la ligne à grande vitesse reliant Tanger à Casablanca en 2h10. Cette ligne, dite ligne Atlantique, en cours de modernisation entre les villes de Kénitra et Rabat, fera à terme sa jonction avec la ligne Marrakech-Agadir.

Longtemps contesté pour son coût, le train à grande vitesse est devenu pour le Maroc un outil d’aménagement du territoire et le symbole de la « modernité marocaine ».

A l’horizon 2040, l’ONCF prévoit de construire 1 300 kilomètres de nouvelles lignes à grande vitesse et 3 800 kilomètres de lignes classiques, ce qui permettra de relier 43 villes du Royaume, a précisé le ministre marocain du Transport et la Logistique Mohamed Abdeljalil.

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