Ligue des Nations : l’Espagne fait tomber l’Italie et accède à la finale !

L’Italie recevait l’Espagne ce mercredi à Milan, théâtre de cette première demi-finale de cette Ligue des Nations. Sans surprise, Mancini alignait une équipe très proche de celle qui fut sacrée championne d’Europe à Wembley il y a trois mois. Il organisait son 4-3-3 autour du trio au milieu Jorginho-Verratti-Barella. Devant Insigne était aligné en pointe en raison des blessures d’Immobile et de Belotti. En face également Luis Enrique présentait une équipe sans réel numéro 9 puisque Oyarzabal, Ferran Torres et Sarabia démarraient, tout comme le très jeune Gavi dans l’entrejeu.

Le milieu de poche espagnol, nouvel international le plus précoce dans l’histoire de la sélection espagnole, justifiait rapidement le choix de son sélectionneur. Sa première perte de balle offrait une opportunité à Chiesa (5e) mais il se rattrapait bien par la suite, marchant sur le collectif adverse. Dans cette première demi-finale, la Roja prenait rapidement le contrôle des débats. Après une occasion gâchée sur ce centre en retrait de Sarabia (13e), Oyarzabal déposait un centre millimétré pour le tibia de Torres, qui envoyait le cuir avec réussite au ras du poteau (0-1, 17e).

L’expulsion de Bonucci a changé beaucoup de choses

Dans la foulée, Donnarumma, copieusement sifflé par San Siro, se faisait une énorme frayeur en faisant riper le ballon de ses mains sur son poteau, et ne devait son sauvetage qu’à un dégagement en catastrophe de Bonucci (19e). Le calvaire italien ne faisait pourtant que débuter. Le capitaine Bonucci écopait d’un premier avertissement (30e), puis d’un second pour un coup de coude sur Busquets (42e), laissant ses partenaires à dix. Le match venait définitivement de basculer car entre les deux cartons, la Squadra Azzurra a eu deux énormes occasions par Bernadeschi (35e) et surtout Insigne (36e), incapable d’accrocher le cadre seul face à Unai Simon (36e).

Juste avant la pause, la Roja réalisait un numéro collectif aboutissant à un nouveau centre parfait d’Oyarzabal pour la tête cette fois de Torres (0-2, 45e+2). La seconde période a longtemps été une lente agonie des Transalpins. Il y avait ce poteau de Chiesa en angle fermé (61e) mais l’Italie ne semblait pas en mesure de rivaliser face à de virevoltants Espagnols. Ces derniers manquaient même de réalisme avec ces situations d’Oyarzabal (63e), et surtout Marcos Alonso et Bryan Gil (78e).

Ils ont bien failli le regretter car ils se sont fait peur dans les dernières minutes, coupables d’une grossière erreur – une remise de Pino mal appuyée vers Pau Torres – offrant une passe décisive toute faite à Chiesa pour le but de l’entrant Lorenzo Pellegrini (1-2, 83e). Cette réduction du score tardive n’aura finalement qu’entretenu un espoir vain. La Roja s’offre une victoire de prestige 2-1 et met fin à la série de 37 matches consécutifs sans défaite du champion d’Europe, tout en accédant à la finale de la Ligue des Nations. Ça sera face à la France ou la Belgique.

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