LOUGA : après 14 heures passées dans la salle d’audience du tribunal correctionnel de Louga sur l’affaire Astou Sokhna, le verdict est reporté au 11 mai prochain.

Depuis quelques semaines, l’hôpital de Louga est au cœur du débat sur la mort de Astou Sokhna qui devait accoucher.

En effet avec l’éclatement de l’affaire sur les réseaux sociaux, beaucoup ont pointé du doigt les sages-femmes comme étant fautives du décès de la jeune dame, mais avec les informations mentionnées dans le dossier de la femme l’affaire a pris une autre tournure.

 

Thèse de négligence écartée…

 

Interrogé par les avocats de la défense sur comment sa femme a été accueillie, le mari a répondu affirmativement ce qui pourrait écarter la thèse de négligence médicale.

 

Les sages-femmes prouvent leurs innocences…

 

Cependant, l’élément perturbateur qui a enfoncé la sage-femme c’est par ce qu’elle a établi le “certificat de mort”, comme mort naturelle ? elle répond avoir agi sur les directives de la gynécologue qui affirme que la femme ne présentait aucune maladie qui pourrait conduire à sa mort « Astou Sokhna ne présentait aucun signe qui justifiait une césarienne d’urgence, elle clamait des maux de dos », affirme la sage-femme de garde.

Quant à la gynécologue, elle affirme: « avant ma descente, j’ai examiné et j´ai confirmé qu’elle était bien portante. Elle pourrait attendre le vendredi comme prévu.»

 

Débat houleux entre les deux parties…

 

Selon les avocats de la partie civile, les sages-femmes sont les responsables de la mort de la dame, pour non-assistance à une personne en danger, et le fait que l’une des sages-femmes aurait signée le plus rapidement possible le certificat de mort naturelle.

 

Les plaidoiries de la défense…

 

Malgré les plaidoiries de la défense qui ont mis toute la salle au pied du mur avec plusieurs façons de prouver l’innocence de ces sages-femmes qui ont été accusées par le mari et la mère de la défunte comme étant les meurtrières, la demande de liberté provisoire a été rejetée par le procureur.

22h passée, presque la moitié de l’assistance est rentrée sans connaître le verdict.

Le procès de ces sages-femmes est le plus long procès que le tribunal de Louga ait jugé.

 

Après une concertation entre les avocats dans la salle, le procureur a requis 1 an dont 1 mois ferme. L’affaire est renvoyée au 11 mai 2022.

 

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