Mutinerie ou tentative de Coup d’Etat au Burkina Faso ? des tirs entendus dans deux camps militaires de la capitale.

Des tirs à l’arme automatique et l’arme lourde au camp du général Baba Sy et au camp Sangoulé Lamizana de Ouagadougou sont entendus ce dimanche matin. Des incidents sont également signalés à Kaya et Ouahigouya dans le nord du pays. On ignore pour l’instant les raisons de ces fusillades qui surviennent dans un contexte de tension, selon des informations de RFI.

D’après des informations de Confidentiel Afrique, un groupe d’officiers proches du lieutenant colonel Emmanuel ZOUNGRANA, arrêté il y’a quelques jours pour actes subversifs, ont déclenché des tirs à l’arme lourde depuis 4 heures du matin ce dimanche. D’autres officiers des autres camps dont celui de la MACA ( maison d’arrêt de Ouagadougou) ont sorti l’artillerie . Des tirs sont entendus dans plusieurs camps de la capitale. Est- ce un début de tentative de putsch pour déstabiliser le moral des troupes avant d’attaquer le palais Kosyam? Le ministère de La Défense n’a pas pour l’instant communiqué sur ces tirs à lourde

 

Ce furent d’abord des tirs sporadiques et progressivement, ils sont devenus plus nourris, rapporte ce matin le correspondant de RFI dans la capitale burkinabè, Yaya Boudani. A Kaya, des tirs ont été entendus également au régiment d’artillerie lourde, et à Ouahigouya, les habitants font également état de tirs dans un camp.

Pour le moment, aucune déclaration officielle sur l’origine de ces tirs. C’est l’œuvre de soldats, un mouvement d’humeur des hommes, font savoir des sources sécuritaires, sans autre précision. On cherche à comprendre ce qui se passe. Il faut avoir des interlocuteurs avec qui parler, nous confie un haut gradé.

A Ouagadougou, le camp de Sangoulé Lamizana abrite la Maca, Maison d’arrêt et de correction, où sont détenus des prisonniers militaires et notamment le général Diendéré, ancien chef d’état major de Blaise Compaoré condamné pour une tentative de coup d’Etat en 2015 et également poursuivi dans le cadre de l’assassinat de l’ex-président Thomas Sankara.

Des incidents qui surviennent dans un contexte de tension

Depuis l’attaque d’Inata en novembre dernier, et le décès d’une cinquantaine de gendarmes, l’atmosphère est devenue très tendue au Burkina. Malgré les changements intervenus à la tête des forces armées, les populations demandent des résultats sur le plan sécuritaire.

Plus d’un million et demi de personnes ont fui leur domicile à la suite de ces attaques. Certaines organisations de la société civile demandent même la démission du président Roch Marc Christian Kaboré.

Hie samedi, les gens ont tenté de marcher à Ouagadougou mais les manifestations ont été dispersées. Et depuis quelques jours, l’accès aux réseaux sociaux, notamment Facebook, est restreint ce qui contribue à tendre l’atmosphère et à nourrir la colère au sein de la population.

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