Offre et cession de drogue : la police fait tomber un livreur de drogue Ecstasy après avoir passé une commande de 45 comprimés…

Poursuivi pour offre et cession de drogue, le prévenu Ndongo Dièye né en 1992 et domicilié à Hann Maristes a comparu ce mercredi 29 décembre devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Il a été trouvé avec 10 comprimés d’ecstasy. Malgré le réquisitoire lourd du procureur, il a été condamné à 1 mois de prison ferme.
C’est suite à une dénonciation anonyme, que les agents de la police ont été avisés d’un trafic intense de drogue dénommée ecstasy. Pour appréhender les auteurs, les limiers ont utilisé l’indicateur de la police qui a appelé le principal suspect qui n’est personne d’autre que Ndongo Dièye. Après cela, les policiers ont passé une commande de 45 comprimés à raison de 5 mille francs l’unité. Sur ces entrefaites, le prévenu a été interpellé lorsqu’il procédait à la livraison. Placé sous mandat de dépôt à la prison de Rebeuss depuis le 27 décembre 2021, il a été attrait ce mercredi devant le juge des flagrants délits pour répondre des faits d’offre ou cession de drogue.
À la barre, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Livreur de son état, le mis en cause déclare qu’une connaissance dans son quartier répondant au nom de Ouly l’a contacté en demandant après un certain Baye Tapha pour qu’il lui livre 45 comprimés.
« J’ai remis les neuf comprimés à Ouly et elle m’a chargé d’effectuer cette commande. Avant qu’elle ne les remette aux policiers. Par la suite, j’ai pu récupérer 10 comprimés auprès de Baye Tapha que j’ai remis à Ouly moyennant une somme de 35 mille francs Cfa que je devais donner au vendeur Baye Tapha puisqu’elle m’avait confié qu’ils ont eu des problèmes. Je reconnais que j’ai détenu cette drogue que j’ai transportée », soutient il. Reconnaissant son erreur, Ndongo Dièye demande pardon et il promet au tribunal d’abandonner cette activité de livraison une fois sorti de prison. Il fait savoir qu’Ouly « est une amie qui a abusé de ma confiance ».
Vu la constance et la gravité des faits, le représentant du ministère public a requis une peine d’emprisonnement de 2 ans ferme contre lui.
La défense assurée par Me Malick Fall trouve anormale la qualification des faits. L’avocat trouve excessive la peine de 2 ans requise par le parquet alors que son client a été arrêté avec seulement 10 comprimés avant de solliciter la disqualification des faits.
Concernant l’affaire, le prévenu n’est qu’un simple intermédiaire qui a transporté les comprimés pour les livrer. « On a compris que la nommée Ouly n’est autre que l’indicateur de la police et que celui qui était visé, c’était Baye Tapha et non Ndongo Dièye. Il est coupable certes d’avoir détenu et vendu ces 10 comprimés. Il est aussi victime quelque part et je voudrais qu’il soit condamné à la hauteur de ses actes », a plaidé Me Fall qui sollicite une peine de sursis.
Le juge, après en avoir délibéré, a disqualifié les faits en détention et usage et l’a condamné à 1 mois ferme. Pour finir, il a ordonné la confiscation et la destruction de la drogue…

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