Théo, 18 ans, poignardé à mort par Ousmane Diallo, un Sénégalais multirécidiviste, titulaire d’un titre de séjour valide jusqu’au 20 juillet prochain, il vivait dans un foyer de migrants

Délinquant multirécidiviste

Son meurtrier, de nationalité sénégalaise, était en situation régulière en France, de source policière, et il disposait d’un titre de séjour en bonne et due forme, valable jusqu’au 20 juillet 2021.

Défavorablement connu des services de police, l’homme a un passé de délinquant multirécidiviste qui témoigne de sa violence potentielle. Il est notamment inscrit au traitement des antécédents judiciaires (TAJ, fichier de police judiciaire alimenté par la police et la gendarmerie) pour plusieurs affaires de violences et de vols commis entre 1993 et 2006.

De source policière, le TAJ ne recenserait pas de faits postérieurs à 2006. Ce qui ne signifie pas forcément qu’il avait arrêté ses activités délinquantes.

Placé en garde à vue samedi soir, après vérification de son état de santé, il devrait être mis en examen pour homicide volontaire, passible de trente ans de réclusion criminelle, et tentative d’homicide volontaire.

Hier midi, clients et commerçants partageaient leur émotion devant le magasin. « Nous avons décidé de fermer nos boutiques pour une minute de silence, afin de rendre hommage à ce jeune, confie Mandy, responsable d’un magasin. Nous sommes tous affectés et inquiets aussi, pour notre sécurité. »

Ce vendeur de 18 ans a été tué d’un coup de couteau en plein cœur, samedi après-midi, par un client âgé de 62 ans. À l’origine du drame : une facturation d’un montant de 93,70 €, que le sexagénaire contestait. Théo est mort peu après avoir été agressé. Son collège Dani, 20 ans, a été grièvement blessé au thorax. Un troisième salarié a échappé à la fureur du client, interpellé dans la galerie marchande par des témoins.

Hier soir, la juge des libertés l’a placé en détention provisoire, comme l’avait requis le parquet de Meaux. Le sexagénaire — difficile à comprendre en raison de sa diction et de son raisonnement — avait demandé à rester libre. Il est revenu sur l’histoire de la facturation : « C’est leur violence de m’avoir pris mon argent. » Avant de bredouiller un « je regrette ». Son avocate a évoqué sa santé mentale, regrettant l’absence d’expertise psychiatrique. Ce Sénégalais, dont la famille est restée au pays et qui s’apprêtait à renouveler sa carte de séjour, aurait déjà été hospitalisé par le passé. Et il aurait arrêté un traitement l’an dernier.

 

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