Polémiques après la mort Lars Vilks, le caricaturiste suédois du prophète Mohamed (PSL)

Quand on voulait l’interviewer, il fallait prendre contact avec l’unité de police chargée de sa sécurité, dans le sud de la Suède. Seule la date du rendez-vous était fixée à l’avance, le lieu n’étant révélé qu’au dernier moment. Menacé pour avoir caricaturé Mohamed (PSL) dans un dessin en 2007, Lars Vilks vivait sous protection policière depuis 2010. Après l’attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, il avait dû quitter sa maison. Cinq semaines plus tard, le 14 février, il était à son tour la cible d’une attaque à Copenhague. Il s’en était sorti indemne, mais un réalisateur danois avait été tué.


Dimanche 3 octobre, c’est dans un accident de la route que Lars Vilks est mort, à l’âge de 75 ans, avec deux de ses gardes du corps. La piste criminelle a été écartée. Mais la violence du crash et ce qui a pu causer l’accident alimentent les discussions en Suède : pourquoi un peu avant 15 h 30, à hauteur de Markaryd, une petite bourgade du centre de la Suède, le véhicule a-t-il brutalement passé la glissière de sécurité sur l’autoroute E4, pour aller percuter de plein fouet un camion qui arrivait en sens inverse et prendre feu ?
L’hypothèse privilégiée est celle de l’éclatement d’un pneu. Le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule. Les journaux, cependant, ont révélé que la voiture – une Range Rover blindée, capable de résister à une attaque à la grenade et même à la bombe – venait de passer avec succès le contrôle technique. Des témoins ont affirmé que le véhicule roulait à 160 kilomètres par heure.

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