Sacré Prix Goncourt: comment en 24 heures, Mbougar est passé de ange à démon aux yeux des internautes sénégalais

Le sacre de Mohamed Mbougar Sarr au prestigieux prix littéraire français de l’Académie Goncourt est au centre d’une grosse polémique sur la Timeline (Twitter) et le Fil d’actualité (Facebook) sénégalais. Alors que le jeune auteur savoure à juste titre et essaie de réaliser ce qui lui arrive, certains de ses compatriotes lui ont rappelé ses positions controversées sur la brûlante question de l’homosexualité, dans son troisième roman « De purs hommes », publié en avril 2018.
Des captures d’écran de son interview accordée au site Le Monde  et de celles de son article très au vitriol sur les Sénégalais de Paris et le « Grand bal » de Bercy de Youssou Ndour, « Le Drame de ce 12 octobre »  ont suffi à jeter le jeune Ancien Enfant de Troupe (AET) en pâture à la meute d’internautes qui se sont autoproclamés « Défenseur des pratiques religieuses et cultuelles du Sénégal ».
Mbougar, le raciste
  SIX, n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, l’auteur de « La plus secrète mémoire des hommes », peut aller voir ailleurs avec son prix. Si c’est ce qu’il pense de sa propre communauté. En référence au texte cru de Mbougar sur ses compatriotes.

Le même SIX revient à la charge ce jeudi pour comparer les propos du jeune auteur sénégalais aux remarques racistes de l’ancien Président français, Jacques Chirac: « Une grouillante négraille y mijote… ça sent la joie et l’Oignon » Visage avec des larmes de joie l’équivalent du Bruit et l’Odeur de Chirac .. Goncourt mes c*** », écrit-il sur Twitter.

Pa Doudou, quant à lui, n’arrive pas à digérer cette phrase de Mbougar sur les Sénégalaises de Paris: « vous y verrez des êtres surnaturels au visage multicolore, pétant, se dandinant tels des pantins sans ressorts,…. Ne vous en effrayez pas : ce ne sont que des sénégalaises mal maquillées, pardonnez le pléonasme. »

Pour éviter ce revirement spectaculaire en moins de 24 heures, les internautes sénégalais auraient peut-être dû avoir la prudence de « Usman Toure », qui pendant que ses compatriotes se noyaient dans l’océan des félicitations et autres témoignages sur le nouveau Prix Goncourt, appelait déjà à la retenue et surtout à se départir de ce suivisme chronique dont souffrent beaucoup d’âmes de la toile. « Une génération qui se précipite dans la lecture non pas par passion mais par obligation. Pour ne pas être sur la marge du débat par rapport à l’opinion tendancielle en vigueur, elle se bouscule dans des aventures distantes sans aucune forme de résonance particulière… », dit-il.

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