Tamba : un étudiant condamné à 10 ans ferme pour « viol et chantages… ».

Soriba Diakhaby, étudiant en Génie mécanique, a été condamné à 10 ans de prison par la chambre criminelle du tribunal de Tamba. Âgé de 20 ans, il a été reconnu coupable de « violences et de voies de fait, de viol et de collectes illicites de données à caractère personnel ». Parmi ses victimes, des élèves.
Élève en classe de Seconde au Lycée Mame Ch. Mbaye de Tamba, A. D. (20 ans) s’est présentée, le 28 janvier 2020, au commissariat central de Tamba pour porter plainte contre son cousin, Soriba Diakhaby. Aux limiers enquêteurs, elle a déclaré que « le 21 janvier 2021, vers 16 heures, son cousin l’avait invitée à une promenade vers le village « Sos ». Une fois sur les lieux, il lui a proposé de le suivre dans un bâtiment en construction. Face à son refus, Soriba l’y a entraîné de force et l’a violé. Ensuite, il l’avait clouée avant de la photographier nue », a-t-elle révélé.
D’après ses dires, depuis ce jour, « il utilisait ces photos pour la faire chanter, afin de la contraindre à des rapports sexuels, sous peine de publier ces images », a déclaré la fille. Après avoir, un premier temps, refusé au chantage, elle a accédé aux caprices de Soriba Diakhaby qui, à l’en croire, a abusé d’elle plusieurs fois.
Arrêté et interrogé, le mis en cause a nié les faits de viol, soutenant que la plaignante est sa petite amie et qu’elle était consentante. Par ailleurs, il a avoué l’avoir photographiée nue, mais a juré ne pas avoir publié les images. L’exploitation de son téléphone a permis de découvrir les photos obscènes d’A. D. et de 3 autres filles. L’une d’elles sera identifiée sous le nom de C.S, élève en classe de Terminale au lycée Mame Cheikh Mbaye.
Entendue par les enquêteurs, C. S a déclaré qu’elle entretenait une relation amoureuse avec Soriba, et qu’un jour, le mis en cause l’a invitée à une balade aux abords du village « Sos ». « Là ! Il m’a déshabillée et violée ». Poursuivant, elle a soutenu que « 2 jours après, Soriba l’a encore entraînée au même endroit et l’a encore violée ». Son forfait commis, elle ajoute qu’il l’a photographié ses parties intimes et utilisait ces images pour la faire chanter. Confronté aux accusations de C.S, Soriba l’a présenté comme étant sa copine avec qui il a entretenu plusieurs rapports sexuels. Il a révélé aussi que les deux autres filles identifiées dans les images obscènes, se nomment N. T, et F. C. et qu’elles sont domiciliée à Dialacoto.
Ces dernières, localisées par les gendarmes, ont été auditionnées. F. C, âgée de 18 ans, présentait Soriba comme étant son copain. Mais qu’un mois avant de rompre, elle avait croisé une nuit, vers 21 heures, le chemin de Soriba Diakhaby qui l’a entraînée dans les locaux du foyer des jeunes. Elle a soutenu qu’armé d’un câble, il l’a photographiée nue, avant de la violer. À son tour, N. T. a affirmé que l’étudiant en génie mécanique l’a jointe au téléphone vers 21 heures, pour lui demander de le retrouver devant chez elle. Une fois sur les lieux, il l’a entraîné vers les carrières et sous la menace d’un couteau, l’a déshabillée, photographiée, avant de glisser sa main dans sa petite culotte.
Durant son interrogatoire, l’accusé a déclaré que toutes les filles étaient consentantes et qu’elles ont posé nue sans aucune contrainte. Inculpé de « violences et voies de fait, de viol et de collectes de données à caractère personnel », a été attrait mardi dernier, devant criminelle du tribunal. Au final, le mis en cause a été  à 10 ans ferme, assortis d’une amende de 8 millions et de la somme de 500 000 à allouer à la victime A. D.

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