« VICES : LE TEMPS DU SEXE FORT », UN ROMAN SUR LES LIMITES ET TRAVERS DE LA POLITIQUE

Ibrahima Diouf, un diplômé en management des organisations et des projets, a présenté samedi son roman inspiré d’une ’’sordide histoire de mœurs’’ qui permet à cet auteur de proposer une réflexion sur la gouvernance politique et la nécessité de rompre avec ’’les idéologies importées ».
Intitulé « Vices : Le temps du sexe fort », ce roman de 216 pages aborde plusieurs thématiques, dont le viol, la politique, la gouvernance et l’activisme.
Il tire sa quintessence d’une « sordide histoire de mœurs qui se termine par une crise politique », explique l’auteur.
Cette histoire est celle « haut fonctionnaire très réputé pour son efficacité et sa clairvoyance, Kilab Niang, qui est accusé de viol par une journaliste ambitieuse, Isseu Ba », a-t-il détaillé.
L’auteur évoque aussi « le combat des associations de femmes qui a abouti à un coup d’Etat spectaculaire et le binôme attaque-défense qui rythme le jeu du pouvoir ».
Ibrahima Diouf explique le choix du titre de son roman par « une volonté de décrire un monde ou un pays imaginaire qui traite un pouvoir arraché de la main des hommes par les femmes, mais pour en arriver-là, il a fallu que les différents personnages entrent dans des deals et des manipulations ».
Cela « donne naissance à un tableau avec beaucoup de vices », a-t-il ajouté, avant d’avancer les raisons qui l’ont poussé à publier son ouvrage sous le titre « Vices : Le temps du sexe fort ».
Selon lui, chaque personnage du roman « a ses vices et ses vertus mais il y a plus de vices que vertus ».
« Le message principal que je voudrais passer est qu’en dehors des mots et des longues phrases, les idéologies n’ont jusque-là pas répondu aux questions de l’heure au Sénégal », notamment en termes d’accès à l’eau potable, aux soins de santé ou en matière d’employabilité des jeunes, détaille-t-il.
L’auteur, fort de ce constat, propose de « rompe avec les idéologies importées de l’Occident et qu’on puise dans nos traditions sociétales ou sociales les valeurs nécessaires pour prendre notre propre chemin pour répondre aux aspirations de l’heure ».
Le directeur de l’Assistance et de la Promotion des Sénégalais de l’extérieur, Ibrahima Cissé, a noté pour sa part que si la notion de vice est bien présente dans ce roman, l’auteur promeut des vertus à travers certains de ses personnages.
« Il s’agit d’un vrai diagnostic de la société qui s’appuie sur un ensemble d’éléments, à savoir l’argent, le sexe et le pouvoir’’, ce qui selon lui constitue une interpellation pour tout le monde.

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